17.04.2010
ÉRUPTION EN ISLANDE - Relancer le trafic aérien, un exercice délicat
L'Europe de l'Ouest vit une situation exceptionnelle dans l'histoire du transport aérien. Le ciel est interdit aux avions par un nuage de cendres volcaniques, un phénomène physique d'une ampleur incomparable aux chutes de neige ou aux coups de vent, qui paralysent généralement un, voire deux pays seulement. Ici, c'est une grande partie de l'Europe et du proche Atlantique qui est inapte au vol et au survol, fermant de plus la route de l'Amérique du Nord. Pas de service minimum non plus, comme c'est le cas lors d'un conflit social. Cette situation présente des points communs avec celle du lendemain du 11 septembre 2001, quand lesfermèrent leur espace aérien. Cette fois, c'est l'Europe qui maintient ses avions au sol.Alors que le ciel d'Ile-de-France semble clair ce matin, pourquoi les avions sont-ils bloqués au sol à Orly, à Roissy-CDG et dans vingt-trois autres aéroports ? La circulation aérienne, pour s'effectuer en toute sécurité, demande beaucoup d'espace pour évoluer. Il n'est pas rare qu'un vol Paris-Bordeaux survole la Normandie. Avant d'atterrir à Roissy ou à Orly, les avions empruntent un périphérique du ciel avec des couloirs à 200 km autour de la région parisienne et n'utilisent que les sorties prévues au plan de vol. Ce sens giratoire évite ainsi les conflits entre les vols au départ et ceux à l'arrivée et fluidifie le trafic. L'espace nécessaire est considérable et il n'est pas possible de le redessiner en quelques heures en fonction de la position du nuage, car les compagnies du monde entier doivent être informées de ces itinéraires. Dans les états-majors des aéroports et des compagnies aériennes, la préoccupation majeure est de prendre en charge les passagers présents et, en même temps, d'informer ceux qui sont sur le point de partir pour qu'ils ajournent leur voyage. Surtout, il faut les dissuader de se rendre aux aéroports tant que les vols ne sont pas de nouveau programmés. Air France dispose à Montreuil d'un service dédié au suivi du passager. Le ROC...
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20.03.2010
Au centre de l'abstention
Avec l'effondrement duet la claque reçue par l'UMP, la voix des centristes devient inaudible. Et s'ils ne voulaient plus parler?On commence à le savoir. 53,64% des Français ne se sont pas rendus aux urnes dimanche 14 mars. Et ça pourrait être pire dimanche 21, puisqu'un sondage CSA pour Le Parisien-Aujourd'hui en France publié le 19 mars l'annonce autour de 55%. Raisons invoquées pour expliquer cette désaffection: la perte de légitimité de la classe politique, l'épuisement des dynamiques , la mutation du vote sanction, le tout au bénéfice du FN. C'est vrai, de prime abord, il existe une corrélation entre l'abstention et le vote d'extrême droite.Le nombre de non-votants à par exemple augmenté de 17 points en Alsace par rapport aux régionales de 2004. Mais aussi grimpé de 16,5 points en Aquitaine, et de 15,6 points en Bretagne, deux régions où le Front national ne brille pas par son score. Dans cette dernière région, l'UDF Bruno Joncour recueillait plus de 15% des suffrages il y a six ans. Rallié au MoDem, il ne totalise plus que 5,36%. Surtout, il perd deux tiers de ses électeurs en valeur absolue, et ceux-ci ne se reportent pas vers l'UMP. La façade ouest se serait-elle égarée dans une faille spatiotemporelle? Ou l'électorat traditionnel de centre droit s'est-il retrouvé sans représentation? (le centre droit: souvenez-vous, l'UDF, la cohabitation avec le RPR, Raymond Barre, la scission entre chiraquiens et balladuriens, François Léotard, François Bayrou.) Béatrice Giblin, directrice de l'Institut français de géopolitique à l'université Paris-VIII, insiste sur les dangers des conclusions hâtives, estimant qu'il n'est «pas très pertinent de cartographier l'abstention dès lors qu'elle progresse de manière exponentielle et dans des proportions similaires dans la majorité des régions». A ses yeux, il existe une tendance beaucoup moins visible, mais beaucoup plus signifiante, celle de l'abstention de droite. «Dans le XVIe arrondissement, on constate que
00:04 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : litterature
18.03.2010
Un monde sans interprètes ?
C'est une menace pour les institutions internationales qui tirent le signal d'alarme : une pénurie d'interprètes s'annonce pour les années qui viennent. 'Environ 40 % des 600 fonctionnaires interprètes, toutes langues confondues, embauchés dans les années 1970 partiront à la retraite d'ici à dix ans', s'inquiète Marc Benedetti, directeur général de la DG interprétariat à la Commission européenne. La concurrence est devenue plus vive avec le privé, 'qui recrute beaucoup de ces professionnels', ajoute Shaaban M. Shaaban, secrétaire général adjoint chargé de la gestion des conférences à l'ONU, pour qui l'ensemble des langues est touché. Les Nations unies emploient 230 interprètes dans six langues (anglais, français, arabe, chinois, espagnol et russe). La moitié d'entre eux travaillent au siège à New York, l'autre moitié se répartissent entre les sites de Genève, Vienne et Nairobi. La Commission européenne prévoit de recruter 200 interprètes de conférence de langue française au cours des dix prochaines années.Et la tendance est la même pour les langues de plusieurs pays de l'Union comme l'italien, l'allemand, le néerlandais et surtout l'anglais, qui connaît la pénurie la plus grave. D'ores et déjà, Bruxelles doit faire appel à '200 à 300 interprètes free-lance par jour pour assurer 50 à 60 conférences', dans les 23 langues officielles des 27 Etats membres.Les écoles, comme les institutions, vont devoir apprendre à séduire, car la profession attire peu, ou pas assez. L'idée selon laquelle l'interprétariat est devenu inutile dans un monde où tout le monde parle - ou doit parler - anglais, a peut-être détourné les jeunes de cette voie...N'y accède pas non plus qui veut : 30 % seulement des étudiants réussissent les concours d'admission des grandes institutions internationales telles que les Nation unies. 'Nous manquons de candidats de qualité', indique Marie Mériaud-Brischoux, directrice générale de l'Institut supérieur d'interprétation et de traduction (ISIT).
22:56 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou


